Trousse pédagogique Décode : les réponses à vos questions

Trousse pédagogique Décode : les réponses à vos questions

Vous avez été nombreux à participer au webinaire du 26 mai dernier consacré à la présentation de notre toute nouvelle Trousse pédagogique Décode. Nous vous remercions de votre intérêt, de votre participation et de vos excellentes questions!

Comme promis, nous avons rassemblé ci-dessous les réponses à certaines des questions posées dans le clavardage lors de la présentation. Ces informations pourront également être utiles à toute personne souhaitant en savoir davantage sur le matériel. Si vous avez d'autres questions ou souhaitez obtenir des précisions, n'hésitez pas à communiquer avec le service à la clientèle des Éditions Passe-Temps. Notre équipe se fera un plaisir de vous accompagner.

Les histoires présentées au verso des affiches sont-elles également accessibles ailleurs?

Les histoires, tout comme les autres informations utiles à l'enseignement de la correspondance graphème-phonème (CGP), se trouvent également dans le guide pédagogique. L'enseignant peut donc choisir de lire le texte directement au verso de l'affiche au même moment où il la présente aux élèves, ou à partir du guide. Il est recommandé d'afficher au mur les CGP uniquement après leur enseignement pour ne pas surcharger les élèves.

Pourquoi les affiches des graphies contextuelles (c dur et doux, g dur et doux, le s entre deux voyelles, etc.), n'incluent-elles pas d'indices visuels liés aux régularités orthographiques?

Ce choix a été fait afin d'offrir une plus grande flexibilité à l'enseignant. Les régularités sont expliquées au verso des affiches, ce qui permet d'en faire l'enseignement au moment jugé le plus opportun et avec le niveau d'approfondissement souhaité selon l'âge des élèves, leurs besoins ainsi que les spécificités du groupe.

L'objectif était également d'éviter de surcharger visuellement l'affiche, afin que le focus attentionnel demeure centré sur les principaux apprentissages visés : la correspondance graphème-phonème et la forme de la lettre.

L'intégration d'indices visuels pour certaines régularités dans les images aurait aussi soulevé des enjeux de cohérence entre les affiches, puisque toutes les régularités ne se prêtent pas à une représentation visuelle simple. Par exemple, pour préciser les contextes où la lettre c produit le son [k], il aurait fallu intégrer à l'image non seulement les voyelles a, o et u, mais aussi les consonnes c, l, r et t. L'affiche se serait alors rapidement alourdie, au risque de détourner l'attention des élèves de l'apprentissage principal visé.

De plus, comme les régularités orthographiques ne sont pas abordées dans les histoires afin d'en préserver la simplicité, les représenter visuellement sur les affiches aurait créé un décalage entre le contenu du récit et l'illustration.

Des affiches simples et épurées, centrées sur la CGP, ont donc été privilégiées, en considérant qu'un visuel complémentaire portant sur la régularité orthographique – dont disposent déjà plusieurs enseignants – pourrait facilement être ajouté à l'affichage au moment de son enseignement.

La trousse comprend-elle plusieurs affiches pour la lettre e et ses différentes prononciations? Y en a-t-il une pour le e qui fait [ɛ]?

Oui. La trousse comprend une affiche pour chaque son et chaque graphie du e. On y trouve donc notamment une affiche pour le e qui fait [ǝ], une pour le e qui fait [Ɛ], ainsi que des affiches pour é, è, ê, ë, e muet, etc., selon le niveau où chacun de ces graphèmes est introduit dans la progression. Lors de l'enseignement du e qui fait [ǝ], l'enseignant est invité, au verso de l'affiche, à expliquer d'emblée aux élèves que la lettre e ne fait jamais le son [ǝ] au début d'un mot – qu'elle fait plutôt le son [Ɛ] comme dans escargot – et qu'on peut retrouver la lettre e qui fait [ǝ] au milieu d’un mot, comme dans Benoit, ou à la fin d'un mot, comme dans je.

Le personnage de Benoit l'escargot, dont la coquille est en forme de e, revient sur les différentes affiches associées à cette lettre ainsi que sur celles des graphèmes qui font les sons [e] et [Ɛ].

Par exemple, l'affiche du é montre l'escargot émerveillé de voir une feuille d'automne tomber au-dessus de sa coquille (formant ainsi la lettre é) en s'exclamant « ééé! ». Le mot émerveillé est écrit au bas de l'affiche.

L'affiche du è montre pour sa part l'escargot en colère parce qu'un insecte lui a volé sa casquette (formant ainsi la lettre è) et qui dit « èèè ! ». Le mot colère est écrit au bas de l'affiche.

En plus de l'aide-mémoire des 26 lettres de l'alphabet, la trousse comprend-elle un aide-mémoire pour les graphèmes composés?

La trousse comprend un aide-mémoire des 26 lettres de l'alphabet et leur son, mais elle ne comprend pas d'aide-mémoire distinct pour les graphèmes composés. Ce choix vise à offrir aux élèves un outil simple, clair et facile à consulter, qu'ils peuvent notamment coller sur leur pupitre.

Dans la progression proposée, les graphèmes composés sont enseignés en alternance avec d'autres graphèmes simples ainsi qu'avec des lettres muettes moins fréquentes. La création d'un second aide-mémoire regroupant les autres types de graphèmes aurait donné lieu à un outil plus chargé visuellement, qui n'aurait pas été organisé selon un ordre facilitant leur repérage, comme l'ordre alphabétique. Il aurait donc été plus difficile pour l'élève de s'y retrouver rapidement.

Ce choix est également cohérent avec les recommandations relatives à l'affichage du matériel de la trousse en classe. Afin d'éviter la surcharge visuelle, il est conseillé de retirer les affiches du mur lorsque les CGP sont bien maitrisées. Afficher simultanément les 75 graphèmes de la progression ne favoriserait ni leur repérage ni leur appropriation; le même principe a ainsi guidé les choix entourant l'aide-mémoire.

Dans cette optique, le mur de la classe agit lui-même comme un aide-mémoire évolutif, structuré et épuré. Les affiches des différents types de graphèmes y sont ajoutées et retirées progressivement, afin de ne pas créer de surcharge et de faciliter leur repérage.

La trousse est-elle pertinente pour des élèves de 2e ou 3e année qui connaissent déjà les CGP?

Oui. Même lorsque les élèves connaissent déjà plusieurs correspondances graphèmes-phonèmes, la trousse peut demeurer pertinente, puisque la connaissance d'une CGP n'est pas nécessairement synonyme de maitrise.

La trousse comprend plus de 70 affiches de CGP, dont des lettres muettes et des graphèmes moins fréquents. Ces affiches peuvent servir non seulement à enseigner les CGP, mais aussi à les réviser, à consolider leur maitrise et à favoriser leur réinvestissement en lecture et en écriture. Les cahiers complémentaires contribuent également à cet objectif en proposant des activités de calligraphie, de fusion et de segmentation.

Est-ce qu'un cahier de calligraphie cursive est aussi disponible?

Pas pour l'instant. Lors de la conception de la trousse, des intervenants de différentes provinces du Canada ont été consultés afin de mieux connaitre les pratiques d'enseignement de l'écriture script et cursive dans leur milieu scolaire. Le constat était que peu d'écoles enseignent l'écriture cursive avant la 3e année.

Comme la trousse et la collection Décode s'adressent principalement aux élèves de 1re et de 2e année, la conception d'un cahier de calligraphie en script a donc été privilégiée.

Les affiches des niveaux 4 à 6 sont-elles réservées à la 2e année?

Les six niveaux de la progression n'ont pas été associés à des années scolaires précises, puisque le rythme d'enseignement des correspondances graphèmes-phonèmes peut varier d'un milieu à l'autre. Celui-ci dépend notamment des besoins et du rythme d'apprentissage des élèves, de la réalité de la classe ou de l'école ainsi que des priorités du milieu.

De plus, en début d'année, il est recommandé de revoir rapidement les CGP enseignées l'année précédente ou les années antérieures, dans une approche en « spirale ». Certains élèves, notamment ceux présentant des défis ou des troubles d'apprentissage, auront besoin de poursuivre la consolidation des niveaux précédents, tandis que d'autres pourront progresser plus rapidement ou bénéficier d'activités de différenciation.

Le cahier de fusion suit-il la même progression que la trousse pédagogique et tous les autres outils de la collection Décode?

Oui. Le cahier suit la même progression que la trousse pédagogique et permet de s'exercer à fusionner des syllabes et à décoder des mots et des phrases composés exclusivement de CGP déjà enseignées si l'ordre d'enseignement proposé est suivi.

Cette cohérence entre les différents outils permet aux élèves de réinvestir leurs apprentissages dans des contextes de lecture variés et adaptés à leurs connaissances.

Dois-je utiliser la progression Décode ou puis-je utiliser le matériel en fonction de ma propre progression?

La progression proposée dans la trousse est flexible. Un ordre d'enseignement des correspondances graphèmes-phonèmes est suggéré en tenant compte de critères tels que la fréquence des graphèmes et des phonèmes, leur régularité, leur facilité de prononciation et leur utilité pour soutenir rapidement l'accès à la lecture autonome.

L'enseignant peut toutefois choisir de suivre une autre progression, qui tient probablement compte de critères semblables, et d'adapter l'utilisation du matériel aux besoins de ses élèves ainsi qu'à la réalité de sa classe ou de son école. Il peut notamment tenir compte des outils déjà utilisés, du rythme d'apprentissage des élèves ou encore des priorités de son milieu.

En l'absence d'une progression structurée préétablie, la progression proposée constitue une référence fiable et cohérente. Elle a été conçue en s'appuyant sur les travaux de chercheurs tels que Sprenger-Charolles et Dehaene, ainsi que sur les contributions d'autres spécialistes en pédagogie de la lecture, afin d'offrir un cadre solide tout en laissant place à une flexibilité pédagogique.